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8月28日

Curlys ! Curlys ! Nous voulons des Curlys !

 
J'ai hésité à publier ce billet sur le forum MAT-FTT, et puis finalement, il est plutôt parallèle à mon combat contre les truies. Bien que le Curly soit en passe de devenir le plat national, ou disons, emblématique, de notre association.
 
En fait, ce qui se voulait une ode au Curly (n'y cherchez aucun effet Madeleine Proustienne mais une pure volupté gastronomique à me lécher les doigts pleins de miettes salées au goût de cahuète) est devenu au fil des mes réflexions puis de mes recherches un double questionnement (on reste, donc, dans l'intellect) (mais comment pourrait-il en être autrement sur ce blog ?) (sur lequel j'aurais pu tout aussi bien pu parler du retour du fils de la vengeance des poux).
 
La première question : Curly, au pluriel, prend-il un s ? Ecrit-on des Curly ? Des Curlys ? Voire même, des Curlies ?
 
La deuxième question : "Curlys, Curlys, nous voulons des Curlys !" est bien sûr une libre adaptation de la mondialement célèbre réplique d'Asterix "Orgies, orgies, nous voulons des orgies !" Oui mais DANS QUEL ALBUM ? Hein ? Hein ? Honteusement, je ne m'en souviens plus. En recherchant sur Gougueule, je trouve Astérix et les Hélvètes (pour lequel j'aurais spontanément penché) ET Astérix et le Chaudron. Celui qui me donne la réponse a gagné un paquet (de Curlys, donc).
 
Question subsidiaire : est-ce que cette phrase (dans Asterix) est une allusion ? à quoi ? Je sens sombrement la référence culturelle (en effet, l'émetteur du cri en question se fait reprendre par un autre personnage "Tu as oublié un "Orgies"). Je sens qu'Anne va répondre.
 
Enfin, pour finir cette note de très, très haute tenue, voici un petit site acadien (tous les acadiens, toutes les...) sur lequel je suis tombée et qui me plaît bien. Très rafraichissant (spéciale dédicace à Céline) http://www.capacadie.com/chroniquedumonde/2006/5/11/Orgies__Orgies_222.cfm
 
8月16日

Il est 5 heures, Marie s'éveille

 
Ce titre est presque complètement gratuit, mais je l'aime bien. Il est copyrighté par Patrice Deboosere qui me faisait craquer en première année de fac. Depuis, j'ai épousé l'homme décrit ci-dessous, quant à Patrice Deboosere, il va bien, merci.
 
Or donc, je suis encore en plein décalage horaire (caution au fameux titre, qui m'a valu d'ouvrir un oeil, vite refermé, à 5h du matin) après trois semaines de vacances fabuleuses avec "le mari de Marie" sur nos propres traces, laissées dans les grands espaces de l'Ouest américain lors de notre voyage de noces voilà 18 ans. Nous étions deux, nous sommes cinq, mais rien n'a changé (sauf le budget, du coup !). Tout est énorme. Il y a des animaux et des français partout. Les gens sont super sympa. Abercrombie & Fitch a une collection à mourir. Le Grand Canyon est grand, Las Vegas est fou, dans la Vallée de la Mort il fait chaud, à San Francisco il fait froid.
 
Il faut creuser pour comprendre ce qui cause tout de même un vrai dépaysement. Décalage horaire, chocs thermiques (40° dehors, 17° dedans), cuisine, heu, nourriture différente*, lions de mer étendus sur les plages, constructions mégalomanes, lumière californienne, drapeaux américain devant les maisons, Starbucks Coffee tous les 10 mètres... des images en vrac qui créent un tableau brouillé digne des oeuvres les plus farfelues du MOMA, bien qu'elles ne permettent certes pas de comprendre pourquoi ces gens sont si incroyables ni pourquoi ils ont élu Bush.
 
Pour cela, il faut peut-être plutôt se pencher sur leurs paradoxes, qui les poussent par exemple à trier leurs déchets mais à emballer la bouffe dans des tonnes de plastique, à manger des salades mais à les noyer sous la sauce texas, à rouler à deux à l'heure dans des énormes hummers, etc. Ou encore sur leur histoire, mais c'est une autre histoire, justement...
 
 
* Spéciale dédicace à Ghislain et Christelle qui, en plus d'avoir un super loft à New-York, nous ont offert notre premier vrai et délicieux repas en trois semaines !